L’osmose inverse, la solution pour valoriser les eaux souillées !

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Dans le cadre de sa politique environnementale, le SYTRAIVAL, syndicat de valorisation des déchets, a souhaité mettre en œuvre une gestion optimisée des eaux souillées du site de traitement de Saint-Étienne-sur-Chalaronne. Celle-ci a pour objectif de limiter le traitement externe de ses effluents transportés par des camions-citernes vers une station d’épuration. Elle a aussi pour vocation de réutiliser cette eau sur place en réduisant la consommation d’eau potable.

Une solution pour valoriser les eaux issues de déchets !

Osmose-inverse-sytraival-serpol-3Conjointement avec le SYTRAIVAL et avec l’appui financier l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la société SERPOL, experte en dépollution du Groupe SERFIM, a donc étudié une solution permettant de traiter les eaux issues des déchets. Celle-ci consiste à réemployer des eaux épurées pour les activités connexes au site comme le lavage et le rabattage des poussières. En marge dudit projet, des contraintes techniques telles que le manque de place ou encore la faible puissance électrique disponible ont dû être prises en compte pour la mise œuvre de la station de traitement.

Focus sur le procédé de l’osmose inverse !

Osmose-inverse-sytraival-serpol-4Osmose inverse : étape 1 

Osmose-inverse-sytraival-serpol-6In fine, un procédé présentant quatre étapes de traitement voit le jour. En effet, les eaux souillées pompées depuis la lagune de stockage sont dirigées vers un poste de relevage. Ce dernier alimente un filtre vertical planté de roseaux. Ainsi, il assure une première phase épuratoire de la matière organique, de l’azote ammoniacal et autres matières en suspension.

Osmose inverse : étape 2

Osmose-inverse-sytraival-serpol-16Une fois cette étape réalisée, les eaux prétraitées sont stockées dans une cuve de stockage enterrée. Puis, elles sont reprises par pompage vers l’unité d’osmose inverse. Pour ce qui est du procédé d’osmose inverse, il repose sur une filtration membranaire dont le seuil de coupure est inférieur 0,4 nm. Ce dernier aspire à faire pénétrer l’effluent à traiter sous pression, et ce, à travers une membrane séparatrice semi-perméable. Celle-ci laisse passer les molécules d’eau d’un côté, tout en retenant, de l’autre, les polluants résiduels.

Osmose inverse : étape 3 

Osmose-inverse-sytraival-serpol-8En sortie de l’unité d’osmose inverse, nous retrouvons alors deux flux. Un flux que l’on nomme perméat et un second baptisé concentrat. Ce dernier fait l’objet d’un stockage et d’une élimination en centre de traitement extérieur.

Osmose-inverse-sytraival-serpol-9Le rendement de production d’eau épurée varie selon la charge de la pollution initiale. De même, l’intérêt du traitement en amont par filtre planté de roseaux permet à l’unité d’osmose inverse d’améliorer le taux de production de perméat et, donc, d’eau traitée à réutiliser. Et dans notre cas, elle s’évalue entre 70 et 80 %.

Osmose inverse : étape 4

Osmose-inverse-sytraival-serpol-10Une fois l’étape membranaire passée, le perméat subit alors une phase de reminéralisation pour limiter l’agressivité d’une eau osmosée. Puis, un traitement bactéricide de finition par une lampe ultraviolet s’ensuit. Dans les faits, le processus de désinfection UV correspond à l’inactivation des micro-organismes, et ce, suite à une modification de leurs informations génétiques.

Des étapes scrupuleusement vérifiées !

À la fin de nos quatre étapes de traitement, l’eau épurée se retrouve stockée dans une cuve enterrée. De plus, celle-ci est équipée d’une pompe pour sa réutilisation sur le site, notamment pour la brumisation des poussières de l’unité de broyage des déchets.

Osmose-inverse-sytraival-serpol-11Par ailleurs, des laboratoires indépendants vérifient régulièrement la qualité de l’eau réemployée. Elle fait également l’objet de tests d’écotoxicité pour démontrer son innocuité sur les travailleurs de proximité.

Un procédé surveillé et pilotable à distance !

Osmose-inverse-sytraival-serpol-15Complètement automatisée, l’exploitation de la station de traitement permet de limiter les interventions humaines sur site. En outre, une surveillance et un pilotage à distance nous permettent de visualiser l’état de fonctionnement et d’intervenir sur des réglages (film automate.)

 

Un coût maîtrisé et un bilan carbone revu à la baisse !

En conclusion, l’unité mise œuvre sur le site de l’ancienne décharge de Saint-Étienne-sur-Chalaronne va permettre au SYTRAIVAL de traiter les eaux à un coût maîtrisé. Mais aussi de faire une économie plus de 1500 m3 à 2000 m3 par an d’eau du réseau d’adduction ! Côté bilan carbone, le transport des eaux souillées en centre de traitement hors site se divise désormais par cinq. Cette diminution de trafic contribue ainsi à l’amélioration de l’empreinte écologique du site en comparaison avec le mode de traitement initial.

Vous pouvez retrouver l’intégralité dudit procédé grâce à cette vidéo sur YouTube ! Et si vous avez besoin de plus amples informations, vous pouvez contacter nos experts en remplissant le formulaire qui suit !